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Certificat de non-gage
Déclarer la cession de son véhicule dans les temps

Déclarer la cession de son véhicule dans les temps

Quinze jours à compter du jour de la vente : voilà le délai de déclaration de cession d'un véhicule pour le vendeur. Cette démarche se fait en ligne sur le site de l'ANTS, gratuitement, et met fin à la responsabilité du vendeur sur la voiture et sa carte grise.

Délai déclaration de cession : quatre repères

  • Point de départ : la date de signature du certificat de cession (cerfa 15776), pas le jour de remise des clés.
  • Durée : 15 jours pour le vendeur du véhicule, un mois pour l'acheteur qui fait la carte grise à son nom.
  • Où : le service en ligne de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), seule voie officielle.
  • Après la démarche : un code de cession, valable deux semaines, à transmettre à l'acquéreur.

Quel est le délai pour déclarer la cession d'un véhicule ?

Le délai de déclaration de cession est de 15 jours pour le cédant, qu'il s'agisse d'une vente ou d'un don. Service Public le formule ainsi : la déclaration doit être faite dans les deux semaines suivant la signature du certificat de cession. La règle figure à l'article R322-4 du Code de la route, qui encadre les obligations de l'ancien propriétaire lors d'un changement de main.

Ce délai court en jours calendaires : les week-ends et les jours fériés comptent. Un véhicule vendu un samedi doit donc être déclaré au plus tard deux semaines après, y compris si le vendeur part en vacances entre-temps. La démarche prend quelques minutes sur le site de l'ANTS ; rien n'oblige à attendre le dernier jour, et la plupart des vendeurs la font dès la signature, avec l'acheteur encore présent.

Le délai ne concerne que le cédant. Le repreneur dispose de son propre délai, d'un mois, pour demander le certificat d'immatriculation à son nom. Les deux démarches sont liées par le code de cession, mais elles restent indépendantes : un acheteur qui tarde ne suspend pas le délai du vendeur, et un cédant en retard ne prolonge pas celui de l'acquéreur.

Quand le délai commence-t-il exactement ?

Le point de départ du délai de 15 jours est la signature du certificat de cession, et non la date de l'annonce, du premier contact ou du paiement. C'est pourquoi le formulaire cerfa 15776 demande la date et l'heure de la cession : elles fixent l'instant précis où la responsabilité du véhicule passe du vendeur à l'acheteur. Sur la carte grise barrée, le cédant reporte un horodatage identique, à côté de la mention « vendu le » et de sa signature.

Une heure inscrite avec soin évite bien des litiges, car la base publique des immatriculations ne retient que ce qui est saisi. Une infraction relevée par un radar à 16 h 10 le jour de la vente sera attribuée au vendeur si la cession est datée de 17 h, et au repreneur si elle l'est de 15 h. Le détail du formulaire et de ses deux exemplaires est expliqué sur la page consacrée au remplissage du cerfa 15776.

Comment enregistrer la cession en ligne sur le site de l'ANTS ?

L'enregistrement de la cession se fait exclusivement en ligne, sur le site de l'Agence nationale des titres sécurisés, appelée aujourd'hui France Titres. Il n'existe plus de guichet en préfecture pour cette démarche depuis la dématérialisation des services d'immatriculation en 2017. Le cédant se connecte avec FranceConnect ou avec un compte ANTS, choisit la démarche « Je vends ou je donne mon véhicule » et suit les étapes.

  1. Saisir le numéro d'immatriculation et le code confidentiel figurant sur le courrier qui accompagnait la carte grise ; à défaut, d'autres informations du certificat d'immatriculation permettent de s'identifier comme titulaire.
  2. Indiquer la date et l'heure de la cession, identiques à celles du certificat de cession.
  3. Renseigner le kilométrage du véhicule au moment de la vente.
  4. Saisir l'identité et l'adresse complète de l'acheteur, ou les coordonnées du professionnel de l'automobile s'il s'agit d'une reprise.
  5. Valider, puis télécharger l'accusé d'enregistrement de cession et noter le code de cession.

Aucune pièce justificative n'est à téléverser lors de la déclaration : le système d'immatriculation des véhicules (SIV) enregistre les données saisies et retire le véhicule du nom de l'ancien propriétaire. Le récapitulatif téléchargeable sert de preuve ; il faut le conserver avec l'exemplaire du certificat de cession signé. La procédure détaillée, écran par écran, figure dans le guide de la déclaration de cession en ligne pas à pas.

Un usager peu à l'aise avec Internet peut se faire aider gratuitement dans un point numérique, auprès d'un médiateur numérique ou dans une maison France Services, où un conseiller accompagne chaque étape sur un ordinateur mis à disposition. Le numéro national 34 00 de l'ANTS donne aussi une réponse par téléphone aux questions sur la démarche. Il est enfin possible de choisir un professionnel habilité par la préfecture, qui facture alors sa prestation. Une info utile avant de commencer : Service Public, le site officiel de l'administration française (service-public.gouv.fr), renvoie toujours vers le téléservice de l'ANTS ; tout autre lien qui réclame un paiement pour une simple déclaration relève d'un intermédiaire privé.

Le code de cession : ce que l'acquéreur attend du vendeur

Le code de cession est généré à la fin de la déclaration de cession en ligne. Il prouve à l'administration que le cédant a bien déclaré la vente et permet à l'acheteur de lancer sa propre demande de carte grise sans repasser par le cédant. Selon Service Public, ce code est valable deux semaines : le vendeur doit le transmettre rapidement, par écrit de préférence, pour garder une trace de l'envoi.

Un code expiré n'est pas une impasse. Le cédant peut en obtenir un nouveau depuis son espace ANTS, rubrique des démarches en cours. Le rôle exact de ce code et les cas de perte sont développés sur la page dédiée au code de cession remis au repreneur.

Que faire si le délai de 15 jours est dépassé ?

Un délai de déclaration de cession dépassé ne bloque pas la démarche : le téléservice de l'ANTS accepte une déclaration tardive, et la seule bonne réponse est de la faire immédiatement. Le vendeur saisit le moment réel de la vente, celui du certificat de cession, et non celui de la démarche. C'est ce moment de la cession qui compte pour l'attribution des infractions, pas celle de l'enregistrement en ligne.

Le retard expose toutefois le cédant à deux risques. D'abord, l'article R322-4 du Code de la route punit le défaut de déclaration d'une contravention de quatrième classe. Ensuite, tant que la cession n'apparaît pas dans le système, le vendeur reste responsable aux yeux de l'administration : les amendes, les frais de fourrière ou les relances d'assurance continuent d'arriver à son adresse.

Si l'ancien propriétaire a perdu le contact avec l'acheteur, il déclare malgré tout : les informations du certificat de cession suffisent. Si l'exemplaire du certificat a été égaré, la situation devient délicate, car c'est la seule preuve du moment de la vente ; mieux vaut alors demander une copie à l'acquéreur avant de faire la démarche.

Un retard de quelques semaines arrive souvent lors d'une vente à un proche, quand personne ne pense à la formalité. Le risque juridique reste identique : faute d'enregistrement, le cédant n'a aucun moyen technique de voir ce que devient la voiture, ni de savoir si le repreneur a fait sa carte grise. La recherche d'une solution commence donc par l'espace personnel : se connecter à son compte ANTS, vérifier qu'aucune démarche n'est restée en suspens, puis envoyer la déclaration. Le traitement est immédiat, et l'usage veut qu'on adresse ensuite au repreneur une copie de l'accusé, pour que son dossier d'achat soit complet.

Les risques de ne pas déclarer la cession

Ne pas déclarer la cession laisse le véhicule au nom du cédant dans le fichier national. Les conséquences sont très concrètes, et certaines apparaissent des mois après la vente.

Situation après la venteCession déclarée dans le délaiCession non déclarée
Flash radar avec le véhicule venduLe courrier est adressé au nouveau titulaire ou renvoyé vers luiLe procès-verbal arrive chez l'ancien propriétaire, qui doit prouver la vente
Stationnement impayé, péage, fourrièreRattachés à l'acheteurRéclamés au vendeur, parfois avec majoration
Accident ou véhicule abandonnéLe système désigne le repreneurLe cédant est contacté en premier
Démarche de l'acquéreurCarte grise au nom du repreneur possible avec le code de cessionDemande de carte grise bloquée faute de code
Sanction administrativeAucuneAmende forfaitaire possible (contravention de 4e classe, art. R322-4)

En cas d'avis de contravention reçu à tort, le vendeur désigne le conducteur ou conteste en joignant la copie du certificat de cession et l'accusé d'enregistrement de cession. Ces deux documents, datés à l'heure près, suffisent en général à faire classer l'affaire ; sans eux, la contestation repose sur la bonne foi, ce qui est bien plus fragile.

Assurance, stationnement, location : ce que la vente change aussi

L'assurance de la voiture vendue ne dépend pas de la déclaration à l'ANTS : c'est l'article L121-11 du Code des assurances qui règle son sort. Le contrat d'assurance est suspendu de plein droit le lendemain de la vente, à zéro heure. L'assuré prévient son assureur, par lettre, par mail ou depuis son compte en ligne, avec une copie de l'acte de vente. Le contrat peut ensuite être résilié par l'une ou l'autre partie ; à défaut, la résiliation intervient automatiquement au bout de six mois, et la part de prime qui couvre la période non courue est remboursée.

Cette suspension protège l'ancien assuré : un accident causé après l'achat relève de l'assurance que le nouveau propriétaire doit souscrire avant de prendre le volant, puisque l'obligation d'assurance pèse sur tout véhicule en circulation. L'assureur demande souvent la copie de la cession pour clore le dossier ; une version scannée, envoyée par mail, évite un échange de courriers.

Le stationnement résidentiel, le badge de télépéage et les abonnements liés à l'immatriculation (parking, borne de recharge) restent à mettre à jour par l'ancien propriétaire : l'enregistrement à l'ANTS ne prévient ni la mairie ni la société d'autoroute. Une voiture en location avec option d'achat ou en location longue durée n'appartient pas au conducteur : la société de location, inscrite sur la carte grise, déclare directement la cession, et la vente passe par elle.

Les avis de contravention envoyés après la vente sont traités par l'Agence nationale de traitement automatisé des infractions (ANTAI). Un ancien propriétaire qui en reçoit un doit répondre en ligne sur antai.gouv.fr, en désignant le repreneur et en joignant la preuve de la vente, dans le délai de 45 jours indiqué sur le courrier. Répondre vite évite la majoration ; une erreur de désignation, à l'inverse, se rectifie difficilement, d'où l'intérêt d'un acquéreur identifié avec précision sur l'acte.

Quels documents sont nécessaires pour la cession ?

La cession d'un véhicule d'occasion entre particuliers suppose de remettre à l'acheteur un dossier complet le jour de la vente. Service Public énumère les pièces attendues :

  • l'exemplaire n° 2 du certificat de cession cerfa 15776, signé par le cédant et le repreneur ;
  • la carte grise barrée, avec la mention « vendu le » ou « cédé le », la date et l'heure de la vente et la signature du vendeur, coupon détachable rempli ;
  • un certificat de situation administrative, aussi appelé certificat de non gage, datant de moins de deux semaines, obtenu sur HistoVec ;
  • le procès-verbal de contrôle technique de moins de 6 mois pour une voiture de plus de 4 ans, ou pour un deux-roues motorisé de plus de 5 ans ;
  • le code de cession, dès que la déclaration en ligne est faite.

Le cédant garde l'exemplaire n° 1 du certificat de cession. Il le conserve au moins jusqu'à ce que l'acheteur ait reçu sa nouvelle carte grise, et idéalement plusieurs années : c'est la pièce maîtresse en cas de contestation. La liste complète, avec les cas particuliers (véhicule de collection, véhicule hérité, vente à un professionnel), figure dans l'article consacré aux documents obligatoires pour vendre une voiture d'occasion.

Vente à un professionnel de l'automobile, don, succession : le même délai ?

Le délai de 15 jours s'applique aussi au don d'un véhicule, à un membre de la famille comme à un tiers. Pour une reprise par un garage ou un concessionnaire, le professionnel de l'automobile se charge souvent de l'enregistrement de la cession dans le SIV, auquel il a un accès direct ; le vendeur a néanmoins intérêt à vérifier, quelques jours plus tard, que la déclaration figure bien dans son espace ANTS. Le coupon détachable de la carte grise n'est pas rempli dans ce cas.

Lorsque le véhicule appartenait à une personne décédée, ce sont les héritiers qui déclarent la cession. Service Public précise qu'ils disposent de deux semaines à compter de la remise des documents au nouveau propriétaire, et qu'ils effectuent la démarche avec des informations identiques : moment de la vente, kilométrage, adresse de l'acquéreur.

Déclaration de cession et changement de titulaire : deux délais à ne pas confondre

La déclaration de cession, côté cédant, et le changement de titulaire, côté acheteur, sont deux démarches distinctes sur un site commun. Le vendeur a 15 jours ; le repreneur dispose d'un mois à compter de la vente pour demander le certificat d'immatriculation à son nom. Passé ce délai, c'est l'acheteur qui s'expose à une amende s'il est contrôlé avec une carte grise qui n'est pas à son nom.

Pour l'acquéreur, la demande de carte grise passe aussi par l'ANTS : il saisit le code de cession, joint les justificatifs demandés et règle les taxes d'immatriculation. Il reçoit un certificat provisoire d'immatriculation, qui l'autorise à circuler en attendant la nouvelle carte grise envoyée par courrier. Le déroulé complet, avec les pièces à fournir, est expliqué dans le guide du changement de titulaire de la carte grise.

Les deux délais se complètent mais ne se compensent pas. Un cédant qui déclare au 14e jour n'a rien à se reprocher, y compris si l'acheteur ne fait sa demande qu'au bout de trois semaines. À l'inverse, un repreneur pressé ne peut rien faire tant que le vendeur n'a pas déclaré la cession, puisqu'il lui manque le code.

Faux sites et messages frauduleux : reconnaître le portail officiel

Les sites qui imitent le portail de France Titres se multiplient, avec un logo similaire, un bandeau aux couleurs de la République française et une adresse proche de l'originale. Le seul service public pour cette formalité est rattaché à ants.gouv.fr ; une adresse qui ne se termine pas par « .gouv.fr » n'appartient pas à l'administration publique. Les messages reçus par mail, par SMS ou sur les réseaux sociaux qui réclament un paiement urgent pour « finaliser la vente » relèvent de l'hameçonnage : l'agence ne demande jamais de coordonnées bancaires par téléphone ni par un lien envoyé sans sollicitation.

Face à un message suspect, mieux vaut ne pas cliquer, ouvrir soi-même le portail depuis un moteur de recherche et consulter son espace personnel. Les SMS frauduleux se signalent gratuitement au 33700, et la plateforme cybermalveillance.gouv.fr oriente les victimes. Conserver l'ensemble du dossier (annonce, échanges écrits, preuve du paiement) reste utile si un litige survient avec le repreneur : ces pièces complètent l'acte signé et facilitent toute action juridique.

L'erreur la plus fréquente : déclarer avec la mauvaise date

Déclarer la cession avec la date du jour de la démarche, au lieu de la date de la vente, est l'erreur la plus répandue, et elle passe souvent inaperçue. Si un cédant déclare le 10 du mois une vente faite le 3, et qu'il saisit le 10, toutes les infractions commises par l'acheteur entre le 3 et le 10 lui restent attribuées dans le système. Le délai de deux semaines sert justement à laisser le temps de déclarer sans perdre cette protection, à condition de reporter la date et l'heure exactes du certificat de cession.

Une erreur de saisie peut être signalée à l'ANTS par son formulaire de contact. Il vaut mieux relire l'écran récapitulatif avant de valider : immatriculation, horodatage, kilométrage et identité de l'acquéreur doivent correspondre au certificat signé.

Coût, déclarant, déclaration avant la remise et enregistrement de la cession

La déclaration de cession est-elle payante ?

La déclaration de cession est gratuite sur le site officiel de l'ANTS. Seule la demande de carte grise de l'acheteur entraîne des taxes. Les sites privés qui proposent de « déclarer la cession » contre paiement ne font que relayer la démarche ; ils doivent être habilités par le ministère de l'Intérieur.

Qui doit déclarer la cession, le vendeur ou le repreneur ?

La déclaration de cession incombe au cédant, dont le nom figure sur la carte grise. L'acheteur, lui, fait ensuite la demande de carte grise à son nom avec le code de cession que le vendeur lui a transmis.

Peut-on déclarer la cession avant la remise du véhicule ?

La cession se déclare une fois le certificat de cession signé : c'est sa date et son heure qui sont saisies. Déclarer avant la signature reviendrait à transférer le véhicule à l'acquéreur alors qu'il ne l'a pas encore, ce qui n'a pas de sens juridique.

Comment vérifier que la cession a bien été enregistrée ?

L'enregistrement de la cession se vérifie dans l'espace ANTS du cédant, où la démarche apparaît comme terminée, et par l'accusé d'enregistrement téléchargé à la fin. Sans ce document, le plus sûr est de refaire le parcours de connexion et de consulter l'historique des démarches.

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